Couplet 1]
Fin de week-end merdique
dans une banlieue merdique
Pas de potes, pas de fric,
que des désillusions
Je traîne mon enfer
mental le long des nationales
Sous la pluie hivernale,
tout seul et sans un rond
Les grilles rouillées des
pavillons défilent
Géraniums au balcon,
bagnole dans le jardin
Stations service fermées,
grillages défoncés
Hôpitaux immenses, usines
dans le lointain
Parfois la croix verte
d'une pharmacie
Se reflète sur le
trottoir battu par la pluie
[Refrain 1]
Et toujours ces miasmes
morbides
Toujours ces relents de
suicide
Les yeux éteints, la tête
vide
Envie de se barrer
Partir sans jamais revenir
Tourner le dos aux
souvenirs
Acheter un billet de
train, pour un aller simple
[Couplet 2]
Parkings sans voitures,
containers pleins d'ordures
Et pas un chat bien sûr,
façades dégueulasses
Mes tempes bastonnent, mes
oreilles bourdonnent
Mon cerveau déconne,
encore ces angoisses
Je me ramasse un poteau,
je roule dans le caniveau
J'ai du sang plein le
blaire, et envie de gerber
Trop de nuits sans
sommeil, trop de jours tous pareils
Que ces relents
industriels qui bouffent ma santé
Et "le ciel bas et
lourd qui pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en
proie aux longs ennuis"
[Refrain 2]
Et toujours ces miasmes
morbides
Toujours ces relents de
suicide
Les yeux éteints, la tête
vide, envie de disparaître..
Trop lâche pour pouvoir
me flinguer
Ou pour avaler les cachets
Qui m'auraient embarqué
enfin pour un aller simple..
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